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The Cluetrain manifesto 2


« Nous ne sommes pas des sièges, ni des yeux, ni des utilisateurs finaux ou des consommateurs. Nous sommes des êtres humains, et vous n’avez pas les moyens de nos ambitions. »

Donc, entre les marchés d’antan et aujourd’hui, nous sommes passés d’une société d’échange à une société de diffusion : la télévision, les journaux… L’humain est devenu passif. Les entités corporatives, elles, se sont retrouvées en position de force. La parole de l’individu ne peut plus être facilement entendue ; la loyauté est érigée en valeur centrale, tandis que la créativité et la compétence des individus sont de moins en moins perçues comme une valeur ajoutée.

Et puis vint le Web. D’abord considéré comme un terrain réservé aux « geeks », il est devenu un espace de jeu sans limite, où tout pouvait être essayé. Les responsables d’entreprise de l’époque ne comprenaient pas — et je le dis sans arrogance, j’y reviendrai — l’ampleur de ce phénomène. Une certaine culture de l’échange et de l’expérimentation renaissait.


« La bonne question est certainement : “Qu’est-ce qui a attiré autant de gens sur le Web ?” L’échange, justement. Le fait que, tout à coup, derrière des milliers de machines, des milliers de personnes pouvaient communiquer simplement, sans filtre. Une voix leur était à nouveau donnée. »

On recréait cette place du marché « conviviale ». Ce qui séduit le public sur Internet, c’est cette interconnexion entre les individus, chose que les médias traditionnels — journaux, télévision, etc. — ne peuvent pas reproduire.

Si j’extrapole, une des raisons du succès des blogs est qu’ils connectent des personnes dont la première intention n’est pas de vous vendre quelque chose. Il existe donc une possibilité de communication simple, authentique et réelle. C’est aussi la raison pour laquelle, presque chaque fois que je visite un blog issu d’un média traditionnel, je m’ennuie profondément. Cela sent le traquenard marketing à chaque centimètre, à chaque pixel de ces sites « professionnels », marketés à l’extrême, au design réchauffé et au discours pré-formaté.

Résultat : l’invasion du business as usual est bien présente sur le Net. Savoir débroussailler est devenu essentiel.

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