Vous mentionnez ce document : Pour le sofa rouge, allons à la recherche des clés de l’entreprise 2.0. Voyons un peu ce que Monsieur Andrew nous dit :
Enterprise 2.0 is more likely if…
Technologies
* Tools are intuitive and easy to use
* Tools are egalitarian and freeform
* Borders seem appropriate to users
* At least some of the tools are explicitly social
* The toolset is quickly standardizedSupport for the Initiative
* Incentives exist, and are soft
* Excellent gardeners exist
* Patient and dedicated evangelists exist
* Energy and activity are primarily bottom-up
* Effort has official and unofficial support from the top
* Goals are clear and well-explainedCulture
* People are trusted
* Slack exists in the workweek
* Helpfulness has been the norm
* Top management supports lateralization
* There are lots of young people
* There is pent-up demand for better information sharing
Plus je lis ça, plus je pense que c’est un projet pour une génération entière. Et il faut, condition sine qua non, que chaque manager, de chaque pays, sur chaque continent, suive les cours du professeur.
Mais je crois que le doute habite aussi l’esprit du professeur. Car il dit : “Enterprise 2.0 is more likely if…”. Likely — ce n’est donc pas certain. Même avec toutes ces conditions réunies, le 2.0 ne peut être garanti pour l’entreprise. Car il faut plus que des outils : il faut la confiance dans la relation.
Et puis, pour que la collaboration fonctionne, il faudrait que les gens se sentent égaux… ce qui est rarement le cas. Plus je parle avec des personnes qu’on pourrait appeler “des pairs” — Moscou étant une ville “business” par excellence — plus je constate que la pression entre pairs est loin d’être légère !
D’autre part, un manager dans l’agroalimentaire me confiait que des outils avaient été mis en place pour soutenir une organisation fonctionnelle et performante. Ces outils ont effectivement été utiles, augmentant la productivité. Mais il a suffi qu’une seule personne change dans l’équipe pour que le dynamisme collectif se perde.
Outil informatique ou pas !
Cela dit, il semble qu’un changement de culture soit possible, car il existe une vraie envie d’aller vers autre chose. Tout le monde s’accorde à dire que l’idée de l’entreprise 2.0 serait un catalyseur puissant pour la performance. Mais que l’entreprise 1.0 n’est pas prête pour cette mue. “Question de culture !”
Le scepticisme règne encore en maître… C’est sans doute faire preuve de quasi-fatalisme que de le souligner !