Un vrai parasite, ce SPAM. Et ce n’est pas prêt de s’arrêter.
Pourquoi ? Simplement parce que c’est un moyen marketing. Si quelques secondes avant le journal télévisé du soir coûtent X.0 centimes de CHF par téléspectateur, une publicité 0.X centime de CHF par lecteur, un SPAM est bien moins cher : c’est de l’ordre de 0.00X centime par destinataire. Le SPAM est certainement l’outil marketing le moins efficace, mais c’est aussi le moins cher.
Cela dit, dans l’équation par rapport au SPAM, on a tous les coûts indirects qui sont difficilement quantifiables. Le temps du triage des messages, l’infrastructure ICT à adapter pour faire face au fléau, la mise en place des filtres antispams, les coûts des produits, le personnel nécessaire à cette gestion, etc. D’autre part, une industrie florissante vend des produits antispams.
Je ne fais pas de lien direct “Spammer = Vendeur” d’outil antispam. Je pense que les spammers exécutent des ordres de campagnes donnés par des commanditaires plus ou moins présentables.
Si un spammer ajoutait tous les coûts annexes liés au SPAM, il devrait relever de beaucoup le prix du SPAM, mais il sait qu’il n’y a pas d’intérêt. La seule manière de diminuer le SPAM est donc de diminuer encore son rapport efficacité/coût qui est déjà faible.
Les filtres antispam qui, aujourd’hui, fonctionnent assez bien -si ils sont à jour- sont un début de solution. Les black et white lists peuvent aussi servir de rempart. Le réseau lui-même est de plus en plus intelligent et auto-gère cette question. Les serveurs de mails font une vérification en amont des adresses valides ; si l’adresse n’est pas vérifiée, le message n’est simplement pas envoyé. Mais on est ici clairement face à un jeu de la “police et des voleurs”, une attaque précède une défense qui précède une nouvelle attaque… Malheureusement, il n’y a pas de vraie fin en vue !
Finalement, si des océans de SPAM ne terminent pas leurs courses dans votre boîte e-mail, vous n’avez pas à vous en occuper. Il n’est pas rare de voir que toute compagnie a un ratio SPAM/HAM à 95 %. Le nombre de SPAM, lui, double tous les 10 mois…
2 thoughts on “SPAM, à qui profite le crime ?”